ChatGPT, Claude & moi : Comment est né Emosupport ?

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Franchement, j’ai hésité à appeler cet article « Chad, Claude et moi : comment l’IA a structuré mon MVP » tant je me suis retrouvée à parler à des intelligences artificielles comme si c’étaient des collègues de bureau.

ChatGPT est vite devenu Chad et, à force de dessiner et peaufiner les avatars en forme de cœur de notre application de motivation émotionnelle, une certaine connivence s’est installée entre nous. Et voilà qu’il m’envoyait mes images PNG avec des « voici, mon cœur. C’est prêt ». Je ne dis rien. Je ne m’en plains pas.

Quand j’ai décidé de créer Emosupport, je pensais naïvement que mes soirées allaient ressembler à des sessions créatives, ambiance plaid, thé et carnets ouverts. Puis j’ai rencontré Chad et Claude. Et là, mon projet a brusquement pris une autre tournure : j’ai rapidement découvert que, pour avancer vite, il fallait apprendre à parler aux IA comme si elles étaient mes associés non officiels.

Apprendre à travailler avec l’IA : les rôles de Claude et Chad

Au début, je ne te cache pas que c’était un peu chaotique. Je posais une question simple, je recevais une dissertation de trois pages. Je demandais une liste claire, Chad me rendait une analyse psychologique profonde de mon projet. J’écrivais « fais‑moi simple et concis », Chad comprenait « donne‑moi une thèse de doctorat ». Bref, tu vois l’ambiance.

Mais plus je m’acharnais, plus je comprenais comment les apprivoiser. J’ai vite réalisé que l’IA, c’est comme un collègue brillant mais susceptible : si tu lui expliques mal, il t’embarque dans une galaxie parallèle. Si tu es clair, bref et précis… il t’accompagne comme un champion.

Et puis, ils ont chacun un « rôle ». Chad est plus “high level”, il a une vision plus stratégique. C’est parfait pour m’aider à créer le projet. Par contre, j’ai l’impression qu’il se la joue un peu « je sais tout niveau code ». J’ai fait plein d’essais avec lui au début — et j’ai vite vu ses limites côté WordPress ( l’éditeur grâce auquel j’écris cet article). Heureusement, le support technique de Kadence, le thème que j’utilise, m’a souvent sauvée. Dans ce sens, Chad est un peu comme un mec macho qui refuse ton aide et n’imagine même pas demander son chemin. Il sait. Alors ne l’imagine pas te dire simplement : « je ne suis pas sûr ».

Infographie montrant comment ChatGPT, Claude et Perplexity agissent comme cofondateurs virtuels pour créer l’app Emosupport, du concept initial au MVP avec une démarche centrée humain.
Créer Emosupport avec l’Intelligence artificielle

Les points forts… et les limites de Claude et Chad

Claude est beaucoup plus pointu niveau code et raisonnements. Mais alors, c’est un avare : ça peut devenir un gouffre financier si tu n’as pas le budget. Je crois que c’est fait exprès. Ils ne te disent pas clairement — avant que tu paies — que tu vas l’utiliser de moins en moins. Non, pas parce que tu ne veux pas, mais parce que tu ne pourras pas… si tu restes à un abonnement basique d’une vingtaine d’euros.

Tout est régulé par un système de tokens et, comme par hasard, à chaque fois que tu as besoin d’une réponse claire et rapide, le système te demande de patienter… sans te dire combien de minutes. Traduction : parfois, tu attends des heures.

Après, Chad a aussi ses défauts. Franchement, je ne sais pas pour toi, mais moi je suis obligée d’utiliser mon mobile tant la version desktop plante. Souvent. C’est frustrant, surtout quand Chad envoie des pavés difficiles à lire vite et correctement sur mobile…

La révélation : l’IA va à la vitesse lumière… et moi, j’ai une vie

Un jour, j’ai demandé à Chad :
« Qu’as‑tu besoin de savoir pour m’aider à créer mon MVP Emosupport ? »
Il m’a sorti une liste… une vraie liste.
Claire.
Structurée.
Logique.
Du genre que j’aurais mis trois jours à bricoler seule parce que je n’imaginais pas tous les détails auxquels il fallait penser.
C’est là que j’ai compris que mon cerveau et le sien allaient très bien s’entendre. Je lui ai décrit ce que je voulais : journaling émotionnel, suivi des émotions, suivi de l’humeur, suivi du sommeil, un outil cohérent, des rappels intelligents… bref, mon idée d’application émotionnelle idéale.

Puis je lui ai dit :
« Organise tout ça, priorise, explique‑moi ce qui doit venir en premier. »
Et Chad m’a gentiment renvoyée à la réalité avec un MVP digne de ce nom.
Pas le rêve final.
Pas la version parfaite.
Un MVP version 1 à tester pour voir si nous comprenions.
Plus que l’essentiel tout de même.
Des fondations solides.
Ce qui compte vraiment.
Et là, tout s’est éclairci.
Je n’étais plus en train de construire « toute une application » d’un coup.
J’étais en train de construire une première version cohérente.
Respirable.
Possible.

Capture d’écran du prompt maître Emosupport pour créer un MVP no-code clair et testable, avec la liste des livrables attendus et des contraintes produit.
Voici le vrai prompt à compléter du début que Chad m’avait envoyé.

Comment Perplexity a vraiment boosté ma réflexion

Perplexity, elle a une vibe clairement féminine : posée, attentive, précise. Elle peut suggérer ou expliquer du code et des approches, mais elle ne construit ni n’exécute l’application. Sa vraie force, c’est d’être un moteur de recherche conversationnel : elle trouve, croise et cite des sources en direct, résume le web, challenge mes idées et propose des pistes avec références.

Elle m’a écoutée, a recoupé, a remis mes idées en perspective sans me juger. Elle m’a challengée avec des « et si… ? », a tissé des sources et a poussé ma réflexion à long terme : hypothèses, contre‑arguments et angles que je n’avais pas vus. En brainstorming, elle affine ainsi la question plutôt que d’empiler des réponses. Quand Chad fonce pour produire, elle ralentit juste ce qu’il faut pour clarifier le pourquoi, cadrer les options et ouvrir des possibilités. Résultat : je pense mieux, plus loin et je reviens vers Chad avec des demandes plus claires et une vision nette. Elle a vraiment éclairé ma route.

Emosupport commence à prendre forme… sur le papier

Grâce à eux trois, je me sens plus sûre de moi.
J’ai un MVP avec des fonctionnalités essentielles, un ordre logique et de la place pour mes transitions, mes phrases et mon style. Quelque chose de réalisable, pas un fantasme en carton.
Le secret n’était pas de tout faire d’un coup, mais de poser une première brique solide.
Une brique claire.
Une brique qui tient.
Et surtout :
je ne suis plus seule.
Même si, ok, mes « collègues » sont virtuels.
Je ne me sens pas limitée. Si je me sens perdue, je peux leur demander si j’emboîte les briques correctement.

Et maintenant ?
Maintenant que j’ai appris à parler à mes IA personnelles, je peux attaquer la partie un peu plus technique : le choix des outils no‑code et tout ce qui permettra à Emosupport d’exister vraiment.
C’est le sujet de mon prochain article.
La suite arrive très vite. Mais dis‑moi tes impressions : quelles sont tes IA préférées et qu’en fais‑tu ? Une application ou des automatisations pour ton quotidien professionnel ?

Ne sois pas égoïste, partage cet article! 🙂

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